
Donner est naturel pour beaucoup d’entre nous.
Nous avons appris à offrir, soutenir, anticiper, porter.
Donner nous garde en mouvement. Cela nous donne une forme de contrôle. Cela nous permet de rester en relation sans trop nous exposer.
Mais recevoir est différent.
Il y a un moment dans le corps où quelque chose nous est offert—
un compliment, du soutien, de l’attention—
et au lieu de s’ouvrir, quelque chose se referme légèrement.
Une petite contraction.
Une hésitation subtile.
Pas parce que nous ne voulons pas recevoir,
mais parce que, quelque part en nous, recevoir ne se sent pas complètement sécuritaire.
Recevoir n’est pas une idée.
C’est une capacité du système nerveux.
Si, dans nos premières expériences, nos besoins ont été perçus comme « trop », ou si l’amour était incertain ou conditionnel, le corps s’adapte. Il apprend à donner plutôt qu’à avoir besoin.
Avec le temps, donner devient familier.
Recevoir devient inconfortable.
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C’est pourquoi recevoir ne peut pas être forcé.
Tout commence par la sécurité.
Dans le corps.
Dans le souffle.
Dans la capacité de ralentir et de rester présent.
Dans la méditation que je partage, nous explorons cela doucement.
Nous commençons par nous ancrer.
Par ramener l’attention dans le corps.
Puis, graduellement, nous traversons différents centres, permettant au corps de s’ouvrir couche par couche.
Parce que recevoir ne consiste pas à s’ouvrir d’un seul coup.
C’est une expansion progressive, sécuritaire, de notre capacité à laisser entrer.
—
Tu peux simplement observer :
Où est-ce que recevoir est facile pour moi ?
Et où est-ce que quelque chose se retire ?
Il n’y a rien à corriger.
Seulement quelque chose à ressentir…
et à réapprendre, doucement.
Parce que recevoir n’est pas l’opposé de donner.
C’est ce qui permet au don
de venir d’un espace vrai, plein et choisi.