Chaque fois que je pense à Laka, je pense à l'eau

Dernièrement, je pense souvent à l’eau.

Je ne sais pas pourquoi.

Peut-être parce que nous sommes au cœur de l’été. Peut-être parce que, lorsque la vie devient plus exigeante, c’est toujours vers l’océan que je me tourne.

Je n’y vais jamais avec l’idée de trouver une réponse.

J’y vais parce que quelque chose en moi sait que j’ai besoin d’y être.

Je marche.

Je regarde l’eau.

Et, sans que je puisse dire exactement à quel moment cela se produit, je repars différente. Simplement un peu plus proche de moi-même.

C’est une expérience que je vis depuis des années, mais je crois que je commence seulement à comprendre pourquoi.

Lorsque j’ai rencontré Laura Kealoha Yardley, à Kauai, il y a plus de vingt ans, elle parlait souvent de Laka.

À cette époque, je connaissais très peu le Huna lémurien. J’écoutais davantage avec mon cœur qu’avec ma tête.

Je ne cherchais pas à tout comprendre. Je laissais les enseignements me traverser.

Avec le temps, j’ai réalisé que c’était peut-être la meilleure façon d’entrer dans cette tradition.

Le Huna lémurien ne m’a jamais demandé de croire. Il m’a invitée à observer. À respirer. À écouter. À vérifier par ma propre expérience.

Laka est la déesse de la guérison, de l’eau, de la restauration et de la nature. Chaque fois que je pense à elle, je pense au mouvement de l’eau.

Je pense à cette façon qu’elle a de contourner les obstacles sans perdre sa direction.

Je pense au calme qui revient après avoir passé une heure au bord de la mer.

Je pense à cette intelligence discrète qui semble toujours savoir où aller.

Plus les années passent, plus je me demande si la guérison ressemble à cela. Non pas un effort. Une disponibilité.

La disponibilité de laisser la vie circuler à nouveau là où quelque chose s’était refermé.

Laura parlait souvent de Laka avec beaucoup d’affection. Elle disait qu’elle avait de l’humour. Qu’elle aimait nous faire sortir doucement de nos habitudes.

J’aimais cette image. Elle m’a rappelé, au fil des années, que la guérison n’a pas toujours besoin d’être grave. Elle peut aussi être légère. Elle peut arriver pendant une promenade. En regardant la mer.

Ou en réalisant, tout simplement, que nous respirons un peu plus librement qu’hier.

Depuis quelque temps, je remarque que je pense souvent à Laka. Peut-être parce qu’elle me rappelle quelque chose dont j’ai moi-même besoin.

Ralentir.

Écouter.

Faire confiance au rythme de la vie.

Et chaque fois que je pense à elle...

Je pense à l’eau.

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