Parfois, ce n’est pas l’échec qui nous réveille.
C’est le succès.
Le moment où tout est “réussi”…
et où, à l’intérieur, quelque chose murmure :
Pour qui? Pourquoi?
Dans ce nouvel épisode de Pulsion d’éveil, Jean-Marie et moi recevons Rémi Tremblay pour une conversation qui touche à cet endroit précis : le basculement intérieur qui arrive quand on ne peut plus continuer à vivre en mode survie — même si tout semble fonctionner.
Très jeune, Rémi prend la tête d’une grande organisation. Ambition assumée : devenir numéro un en dix ans.
Ils y arrivent.
Et pourtant, au moment où la victoire devrait être célébrée, quelque chose s’effondre.
Une question simple et vertigineuse surgit :
« Oui, on est devenu numéro un… mais pour qui? Pourquoi? »
Il voit le prix payé : la pression, les compromis, l’absence à la maison. Et surtout, il rencontre le vide derrière la performance.
Le succès, quand il est porté par la peur de ne pas être assez, ne rassasie jamais.
Un des fils rouges de notre échange touche à quelque chose de profondément humain : le passage de la vie à la survie.
Très tôt, nous apprenons à devenir “quelqu’un” pour être aimés.
Nous construisons un personnage.
Une armure.
Et peu à peu, sans le vouloir, nous cessons de laisser la vie circuler librement.
Rémi partage une idée qui m’habite encore : et si la séparation que nous ressentons — entre “moi” et le monde — était une illusion?
Alors peut-être qu’un jour, il devient possible de s’en réveiller.
Dans son moment de bascule, une phrase a tout changé :
« Reste là. »
Reste là avec l’inconfort.
Reste là avec la vulnérabilité.
Reste là assez longtemps pour que quelque chose s’ouvre.
Souvent, nous voulons aller mieux trop vite. Comprendre. Résoudre. Optimiser.
Mais parfois, le véritable passage se fait dans l’immobilité.
La fissure qui laisse entrer la souffrance est la même fissure qui laisse entrer la joie.
À un moment de l’épisode, Rémi partage une métaphore magnifique.
La plupart des glands restent fermés.
Ils protègent parfaitement leur potentiel.
Mais ceux qui deviennent chêne sont ceux qui, à un moment, se fissurent.
L’eau entre.
La lumière entre.
La vie fait son œuvre.
Et parfois — ajoute-t-il avec humour — la vie elle-même vient briser l’armure à notre place.
L’ego n’est pas l’ennemi.
Il protège.
Mais il ne sait pas qu’il n’est pas toute l’histoire.
Vers la fin, une nuance essentielle apparaît.
Il ne s’agit pas d’atteindre un amour de soi parfait avant d’aimer les autres.
Il s’agit de laisser entrer le fait que nous sommes aimés.
« Il n’y a rien à faire. On est aimé. »
Quand cela se ressent — pas seulement compris mentalement — quelque chose change.
L’amour devient réponse plutôt qu’effort.
Présence plutôt que performance.
Aujourd’hui, Rémi résume sa posture en deux mots :
Écouter et répondre.
Non pas parce qu’il n’y a plus de peur.
Mais parce qu’il n’y a plus de doute.
La vie appelle.
Quelque chose en lui dit oui.
Ce n’est pas un abandon passif.
C’est une confiance incarnée : les forces dont nous avons besoin apparaissent au moment où nous en avons besoin.
Si vous sentez que vous êtes fatigué(e) de “tenir”,
fatigué(e) de devoir être quelqu’un,
fatigué(e) de performer votre vie…
cet épisode risque de vous faire du bien.
Prenez un moment.
Mettez vos écouteurs.
Et laissez cette conversation vous ramener vers quelque chose de simple :
la vie, ici, maintenant.
Écoutez l’épisode de Pulsion d’éveil avec Rémi Tremblay (lien dans la bio / dans la description).
Anne Bérubé explore le leadership conscient, l’éveil et la transformation intérieure à travers son podcast Pulsion d’éveil et ses programmes de formation.